Loi de Fer n°2 - Combien de filles ?
Un lecteur de ce blog m’a récemment envoyé ce message :
Je fréquente une fille, on a couché ensemble plusieurs fois… Et ce matin, au lit, elle m’a demandé : « Tu as couché avec combien de filles ? », et « Pourquoi tu ne veux pas être mon ami sur Facebook ? »
Concernant la première question, voilà ce que je lui ai répondu (sur un ton un peu taquin). Dis-moi si tu trouves que j’ai bien géré la chose :
Moi : « Je donne pas ce genre d’infos. » Elle : « Plus ou moins de 20 ? »
Moi : « J’ai des formulaires de demande d’accès à cette information dans la voiture. Tu peux en remplir un et tu devrais recevoir ta réponse d’ici une vingtaine d’années environ. »
Elle : « T’as pas envie de savoir avec combien de mecs j’ai couché, toi ? »
Moi : « Non. »
Loi de Fer n°2 :
NE JAMAIS, sous aucun prétexte, et peu importe que vous disiez la vérité ou non, révéler le nombre de femmes avec qui vous avez couché, ni donner le moindre détail sur vos expériences sexuelles passées à votre partenaire actuelle.
L’une des pires erreurs qu’un AFC puisse faire, c’est de déballer volontairement ses expériences sexuelles passées, ou de donner un chiffre — exact ou non — sur le nombre de femmes avec qui il a couché. Ce simple aveu, que ce soit vous qui l’ayez initié ou qu’une femme qui vous porte de l’intérêt vous l’ait extorqué, passera toujours pour de la prétention mal placée, et déclenchera bien souvent une avalanche de ressentiment (voire du chantage affectif pur et dur) de la part d’une femme en manque de confiance en elle. C’est une erreur de débutant, qu’on ne commet qu’une fois, croyez-moi.
Si une femme vous accule avec cette question, la seule réponse viable est de l’esquiver subtilement. La taquinerie est parfaitement taillée pour ce genre de situations, en maintenant l’aura de mystère et la tension née de la défiance.
Elle : « T’as couché avec combien de filles ? »
Vous : « T’es la première. »
Elle : « Non mais sérieusement, combien ? »
Vous : « Tu veux dire ce soir ? »
Elle : « Allez, sois franc, combien ? »
Vous : « J’ai arrêté de compter après 50. » (ou tout autre chiffre complètement improbable)
Quand une femme vous pose cette question, elle cherche en réalité à confirmer ce qu’elle soupçonne déjà ; ne lui donnez jamais cette satisfaction. Lorsqu’une femme abandonne son mode de communication habituel en sous-texte pour parler de façon plus directe, c’est souvent qu’elle a épuisé sa patience. C’est une tactique de dernier recours, qui trahit un manque cruel de confiance en soi-même.
Cela dit, ce genre de situation potentiellement explosive peut aussi être l’occasion d’alimenter son imagination et de déclencher un petit pic d’anxiété compétitive.
Elle : « Alors, combien de filles ? »
Vous : « J’ai une idée : viens on couche ensemble, et après tu me dis combien tu penses que j’en ai eues, ok ? »
Beaucoup de débutants dans le jeu de la séduction ont couché avec une ou deux filles dans leur vie, et se demandent quel mal il y a à être honnête sur ce point. Ils sont tellement englués dans la croyance que « le dialogue est la clé du couple » que leur premier réflexe est de tout balancer. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’en gardant cette information vague ou ambiguë, ils pourraient semer une graine d’anxiété compétitive bénéfique à leurs intérêts et à leur relation. Si vous lui dites qu’elle est votre première, vous venez de lui céder tout le cadre de la relation, clé en main. Si elle est la neuvième, alors chacune des huit précédentes devient un point de comparaison qu’elle pourra ressortir au premier conflit. Dans chaque restaurant, à chaque rencard, elle se demandera : « Est-ce qu’il a emmené la numéro 6 ici aussi ? ». C’est comme si vous l’aviez trompée avec toutes celles d’avant.
Petite précision : c’est aussi la première question qu’une femme atteinte de troubles borderline vous posera. Histoire de pouvoir se sentir nulle face à vos « standards » et vous entraîner dans son enfer émotionnel.