Loi de Fer n°3 - Coquetterie

Loi de Fer n°3 - Coquetterie
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Loi de Fer n°3

Toute femme qui vous fait explicitement attendre avant de vous donner accès à son intimité — ou dont les actions suggèrent qu’elle vous fait attendre — n’en vaut pas la peine.

Quand une femme vous fait attendre pour coucher avec elle, c’est que vous n’êtes pas sa priorité. Le sexe n’est pas quelque chose qui se négocie ou qui se mérite, c’est une réaction chimique spontanée entre deux corps. Le désir sexuel arrive toujours en premier, puis, éventuellement, se développe le désir d’une relation. Pas l’inverse. Soyez assurés qu’une femme qui a envie de vous baiser trouvera un moyen de le faire. Elle traversera tout le pays, rampera sous des barbelés, escaladera jusqu’à votre fenêtre de votre chambre, vous sautera dessus, et attendra sagement dans le placard si votre femme rentre plus tôt que prévu. Celles qui veulent baiser, baisent. Point.

Cette fille qui vous affirme qu’elle a besoin d’être « à l’aise » ou qu’elle « cherche une relation sérieuse » est la même que celle qui a couché avec ce mec canon lors d’une soirée mousse à Tenerife, trente minutes après l’avoir rencontré.

Si une femme vous désire vraiment, elle couchera avec vous malgré le risque d’être perçue comme une fille facile, malgré ses copines qui filment avec leurs téléphones à la soirée de la fac. Toutes les femmes peuvent se comporter comme des délurées — il suffit d’être le bon gars au bon moment pour faire ressortir cette facette de leur personnalité. Et la fin de votre soirée se joue avant même que vous n’arriviez chez elle. Si vous devez supplier et argumenter pendant que vous êtes collé contre elle au lit, ou si vous attendez toujours un bisou sur la joue à la fin du troisième rencard, il vaut mieux retourner à la case départ et repartir de zéro.

Je vais sûrement chatouiller l’ego de quelques « coachs en séduction », mais je n’ai jamais été partisan de ce qu’on appelle la « gestion du LMR (Last Minute Resistance, résistance de dernière minute) », autrement dit les techniques permettant de vaincre les dernières réticences d’une femme au moment de concrétiser. Peut-être que les années folles où j’enchainais les filles comme une rockstar y sont pour quelque chose, mais j’ai fini par comprendre que le sexe sincèrement désiré est toujours infiniment meilleur que le sexe marchandé. Et attention, je n’affirme pas que le seul sexe qui en vaut la peine est un coup du premier soir avec une fille qui écarte les cuisses dès qu’un pénis rentre dans la même pièce qu’elle. J’affirme seulement que si après trois rendez-vous (ou plus), vous cherchez encore la formule magique pour la convaincre, alors c’est que vous êtes en train d’essayer de négocier son désir. Et pendant que vous vous battez contre le vent, vous perdez des opportunités bien plus prometteuses avec des femmes qui veulent vraiment de vous. Le sexe obtenu ainsi n’en vaut jamais la peine. À ce compte-là, une prostituée serait un meilleur investissement.

Le sexe au conditionnel

Le désir véritable ne se négocie pas.

Au-delà d’un certain seuil d’attente, ce qui aurait pu (dû !) être un élan sexuel naturel devient une transaction négociée avec tiédeur. Le simple fait que vous deviez plaider votre cause — même discrètement — montre qu’il y a autre chose qui freine son envie. Hormis quelque chose qui l’empêcherait physiquement de consommer son désir avec vous, cette « autre chose » est presque toujours un plan plus large dont vous n’avez pas connaissance. Cela peut-être un petit ami qu’elle se garde de vous mentionner, ou bien une inclinaison à la prudence dûe à des expériences passées, ou bien encore les myriades de « signaux Bêta » que vous lui envoyez malgré vous. Ou bien elle gagne du temps en attendant de voir si un autre gars de plus haut statut se libère. Peu importe la raison, si elle voulait et pouvait vraiment coucher avec vous, elle le ferait.

Tous les mecs qui ont déjà trompés par leur compagne vous le confirmeront.

Dans tous les cas, le sexe avec vous n’est pas une urgence pour elle. Si elle percevait en vous quelqu’un de suffisamment haute valeur, elle n’attendrait pas plus de deux ou trois rendez-vous. Et elle ne dirait jamais qu’elle vous fait attendre. Son hypergamie ne lui accorderait pas ce luxe si elle s’estimait en face d’un homme de haute valeur.

Un cas encore plus frustrant, c’est quand une femme affirme à un homme qu’il devra attendre de valider une certaine « condition » pour pouvoir accéder à son intimité. Le couplet classique ? « Je dois d’abord me sentir à l’aise ». La brûlure est encore plus profonde lorsque l’homme en question couchait déjà avec cette partenaire. Dans ces cas-là, deux choses à garder en tête :

  1. Le sexe, par nature, est inconfortable.

Le sexe qui prend sa source dans un désir réel est tendu, nerveux, urgent. La première danse de la soirée n’est jamais un slow — elle frotte, elle bouge, elle transpire. Ce n’est pas une serviette tiède tout juste sortie du sèche-linge. N’interprétez pas mal ce que je m’apprête à dire, mais le sexe a par nature quelque chose de menaçant ! Et vous, vous devez incarner ce « danger » sexuel dans son monde. En lui répondant « D’accord, j’attendrai que tu sois prête », vous vous désexualisez et lui confirmez qu’elle n’a pas à vous considérer comme un compétiteur digne de jouer sur le terrain de sa sexualité. Toute femme sait inconsciemment qu’un Alpha n’attend pas. Pire, vous dégradez même sa valeur sexuelle en lui affirmant que coucher avec elle n’est pas une urgence absolue pour vous !

  1. Quand une femme passe sur un mode de communication masculin (explicite, direct), c’est qu’elle veut réduire le risque d’être mal comprise

Si elle vous dit noir sur blanc « Je ne coucherai pas avec toi avant que X, Y et Z ne soient réunis », son message est clair : il y a quelque chose de plus important que de coucher immédiatement et passionnément avec vous. Ce que vous voulez, c’est une femme qui est prête à enfreindre ses propres règles pour vous. Que son désir pour vous soit si intense qu’elle serait prête à renier sa religion et à jeter ses principes par la fenêtre pour vous baiser jusqu’à l’os. Oui, j’ai conscience que cela sonne un peu dramatique, mais j’affirme que c’est ce niveau de désir que vous souhaitez recevoir dans votre vie. La bonne nouvelle ? Si elle est aussi directe dans ses paroles, c’est qu’elle a épuisé tout son arsenal de sous-entendus. Et si vous n’êtes pas désespéré au point d’accepter de diluer tout votre être pour elle, alors vous avez le choix de passer à autre chose et d’attendre la suivante.

Rapport ≠ Confort

Les « attendeurs » ont souvent du mal à encaisser tout ça. Ils veulent « voir comment les choses évoluent ». Ils ont déjà tellement investi dans ce qu’ils croient être une relation que lâcher maintenant leur semble absurde. Mais ils se trompent. Ce qu’ils construisent n’est pas une relation. Et souvent, c’est parce qu’ils ne tournent pas assez d’assiettes pour avoir de vraies options.

Gardez cela en tête : patienter pour du sexe, ce n’est pas créer une relation.

La relation, ou ce que les coachs en séduction appellent souvent le « rapport », c’est une connexion intuitive, un sentiment de confiance implicite entre deux êtres qui ne se connaissent pas ou peu. Vous pouvez développer du rapport avec un animal.

Le confort, lui, provient de la familiarité et de la prédictibilité — deux ennemis mortels de la séduction.

Même si le confort a évidemment sa place dans les relations longues, ce n’est pas lui qui est à l’origine du désir sexuel passionnel. Dans un couple marié ou en relation longue durée, on se persuade que « le sexe est meilleur quand on est à l’aise ». Mais la réalité est très différente.

Petite illustration : entre les deux situations suivantes, quelle est celle où le sexe est le plus intense et mémorable, que l’on soit un homme ou une femme ? A. Une soirée romantique soigneusement planifiée dans le but de « raviver la flamme » B. Un sexe de réconciliation, juste après une rupture ou une grosse dispute, quand l’anxiété compétitive revient hanter les deux partenaires

Si vous avez répondu “le sexe post-dispute”, vous avez tout compris.

Le premier est prédictible et confortable. Le second est chaotique et incertain.
Pourtant, dans les deux cas, il y a du rapport. Et ce n’est pas le confort qui rend le deuxième inoubliable.