Loi de Fer n°8 - Hors de ma ligue

Loi de Fer n°8 - Hors de ma ligue
Retrouvez le texte original, « A League of your own », en cliquant ici

« Rollo, j’ai découvert ce blog il y a peu, et je pratique depuis quelques temps maintenant ce que j’y ai appris dans l’espoir de retrouver enfin le contrôle de ma vie amoureuse. Depuis ma conversion, je ne peux que constater que je rencontre de plus en plus de succès auprès des femmes. Cependant, j’ai toujours l’impression que certaines filles VRAIMENT canon restent complètement en dehors de ma portée.

Aurais-tu des suggestions pour moi ? »

Loi de Fer n°8

Laisse toujours à une femme le soin de déterminer les raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas coucher avec toi, ne le fais jamais à sa place.

C’est précisément ce que l’on appelle l’hypergamie, et je pense que seuls les hommes les plus conditionnés n’ont aucune conscience de l’existence de ce mécanisme. Cependant, ce qui échappe à beaucoup d’hommes, c’est la complexité et la subtilité que peut revêtir l’hypergamie à l’échelle de la société. Pour que l’hypergamie demeure la stratégie sexuelle par défaut, il est nécessaire pour l’impératif féminin de perpétuer, créer et normaliser des conventions sociales faites pour servir leurs intérêts. Ces conventions s’étendent des conditionnements psychologiques individuels que l’on nous inculque dès le plus jeune âge, jusqu’à l’ingénierie sociale à grande échelle qui a mené au féminisme, à beaucoup de principes religieux, ou même à certaines décisions gouvernementales.

Un mécanisme fondamental permettant de maintenir l’impératif féminin comme impératif sociétal dominant consiste à placer les femmes comme principales sélectrices de leurs partenaires sexuels. La stratégie sexuelle féminine nécessite en effet qu’une femme soit dans des conditions optimales (compte-tenu de son attractivité) afin de choisir parmi les meilleurs mâles disponibles pour satisfaire son instinct reproducteur.

L’une de ces conventions sociales, qui opère autant au niveau individuel que sociétal, est le concept de « ligues ». L’idée fondamentale de la théorie de l’appariement social est que « toutes choses étant égales, un individu aura tendance à être attiré par (et est plus susceptible de s’associer avec) un autre individu qui est d’un degré d’attractivité physique similaire ou égal au sien ». La convention permettant de justifier la « mentalité de ligues » est que dans la réalité, toutes choses ne sont pas égales. Cette façon de raisonner à l’avantage de soutenir directement l’impératif féminin, tout en restant compatible avec le principe fondamental et intuitif que constitue la théorie de l’appariement social.

La fonction latente des « ligues » est d’inciter les hommes à se filtrer eux-mêmes pour l’approbation intime des femmes.

À mesure que les conditions sociales ont progressé et sont devenues de plus en plus complexes, les hommes ont développé leur capacité à imiter les attributs personnels généralement associés au succès et à la sécurité dans l’espoir de maximiser leurs chances d’accéder à l’intimité des femmes. En d’autres termes, des hommes de moindre valeur deviennent assez intelligents pour contourner les filtres sexuels mis en place par les femmes depuis des générations, et ainsi contrarier leur stratégie reproductrice. Cette complexité croissante fait qu’il est de plus en plus difficile pour les femmes de séparer le bon grain de l’ivraie, et, étant les sélectrices sexuelles principales, elles ont logiquement été forcées de trouver de nouvelles stratégies pour faire émerger les meilleurs candidats du flot continu de prétendants qui s’offre à elles. Le travail d’investigation étant colossal, l’impératif féminin a eu l’idée fantastique d’enrôler les hommes eux-mêmes. Ainsi sont nées des doctrines sociales auto-perpétuées et auto-intériorisées auxquelles les hommes tâchent de se conformer dans l’espoir d’exister dans une société définie par les femmes.

Le concept de ligues est une de ces doctrines. Il vous pré-conditionne à douter de votre propre valeur au moment de considérer l’accès à l’intimité d’une femme, à penser que « vous n’êtes sûrement pas à sa hauteur ». L’idée maintes fois répétée par le Club des Optimistes selon laquelle « si vous pensez que vous ne pouvez pas faire quelque chose, alors vous n’y arriverez pas » est vraie, et un enthousiasme débordant permet sans aucun doute de surmonter la plupart des obstacles. Mais, pour venir à bout de la source du mal, il est plus important encore de se demander pourquoi et comment on vous a appris à penser que vous ne pouvez pas faire une certaine chose. Une grande part de l’anxiété que vous ressentez à l’idée d’aborder une femme provient de votre propre auto-jugement ; suis-je assez éloquent, drôle, confiant, tendre, intéressant, bien habillé, pour espérer attirer l’attention d’une HB 9 ? Et d’une HB 6 ? Le plus grand danger n’est pas de viser trop haut et d’échouer, mais de viser trop bas et de réussir.

Je ne remets pas en question la légitimité des règles tacites du marché sexuel, même si elles sont souvent dures et cruelles. Ce que j’essaie vraiment de faire, c’est d’ouvrir vos yeux sur les véritables raisons qui vous poussent à croire que vous ne méritez qu’une HB 7. L’apparence compte évidemment beaucoup, tout comme comptent votre éloquence, votre personnalité, votre talent, votre maîtrise des règles du jeu de la séduction, etc. Mais, votre estimation de vous-mêmes est-elle exacte, ou bien vous dévalorisez-vous volontairement sous l’effet de la mentalité des ligues que l’impératif féminin vous a appris à croire ?

Le marché des ligues

Comme énoncé plus haut, l’objectif premier derrière le fait d’entretenir chez l’homme une mentalité de ligue et de répartir la société dans d’hypothétiques « couches stratifiées » est de filtrer automatiquement les hommes de moindre valeur pour que les femmes puissent sélectionner plus facilement les meilleurs éléments. Cependant, un bénéfice secondaire est d’augmenter la valorisation de la femme sur le marché sexuel. Comme toute entité économique évoluant dans un marché concurrentiel, la vie et la mort de l’impératif féminin repose sur sa capacité à gonfler sa valeur sur ce marché. Essentiellement, l’impératif féminin est un commercial qui cherche à se vendre lui-même. Il est important de noter (et tristement ironique) que l’impératif féminin tente de baser la valorisation des femmes sur une importance collective, au détriment de la valeur individuelle de chaque femme. Pour les hommes, c’est l’inverse ; la valorisation sexuelle d’un homme est principalement individuelle, tandis que les hommes en tant que genre collectif sont dévalorisés sur le marché sexuel.

Ce que j’entends par là, c’est que la sexualité des femmes, en tant qu’entité collective, ne peut pas se permettre d’être perçue comme autre chose que le bien le plus précieux que l’on puisse acquérir, le Saint Graal. Si tous les vagins sont considérés comme le Saint Graal, alors la valeur sexuelle par défaut des hommes ne pourra qu’être inférieure. En conséquence, les hommes, dans leur ensemble, sont par défaut hors de la ligue des femmes.

L’homme moyen (la plupart du temps un mâle Bêta) se considère déjà béni lorsqu’il est touché par l’« attention miraculeuse » d’une femme moyenne. La dynamique de pouvoir penchant par défaut du côté de l’impératif féminin, il n’est donc pas surprenant que les hommes soient enclins à accepter l’unicisme même avec une femme objectivement moyenne. C’est exactement le schéma de la mentalité de ligues – prédisposer les hommes à s’engager avec des femmes qui, dans des conditions purement objectives, ne pourraient pas se permettre le même degré de sélectivité. Un autre grand théoricien du game a un jour postulé que pour qu’une relation monogame véritablement saine puisse exister, il faut que la femme reconnaisse que son partenaire masculin est un à deux points au-dessus de sa propre valeur sexuelle sur le marché. Cela peut sembler une situation facile à atteindre sur le papier, mais en pratique cela arrive assez rarement étant donné que la sexualité féminine est la plus valorisée par défaut. Et cela ne prend pas en compte la sur-évaluation des femmes contemporaines de leur propre valeur due à la montée des réseaux sociaux.

Utiliser les ligues à son avantage

Tout l’exposé qui précède ne signifie pas qu’il n’existe pas un noyau de vérité dans le concept de ligues ; il affirme uniquement qu’il n’est pas la « vérité » que les hommes ont été amenés à croire. L’impératif féminin souhaiterait que les hommes adhèrent sans retenue au concept de ligues, tout en cherchant en parallèle à exempter les femmes du même classement hiérarchique en les évaluant dans leur ensemble. Il va sans dire que les hommes ont leurs propres systèmes de notation – le plus populaire étant l’échelle physique (HB 1 jusqu’à HB 10, HB signifiant « Hot Babe »). Il est évidemment prévisible dans une société régie par l’impératif féminin que tout système de notation que les hommes pourraient établir pour évaluer les femmes soit tourné en ridicule et diabolisé, mais ça, vous le saviez déjà.

Entretenir une confiance en soi irrationnelle est un bon début pour court-circuiter et désapprendre le concept de ligues, et un premier pas important pour se débarrasser de ses conditionnements. Un homme conscient de l’existence et des règles du jeu de la séduction peut réellement utiliser le concept de ligues à son avantage, s’il fait preuve de suffisamment de ruse. Lorsque vous abordez une femme en vous efforçant de ne pas vous plier au concept de ligues, en entretenant une indifférence sereine et confiante à son égard, vous lui envoyez le message subconscient qu’il y a plus en vous que ce que la réalité féminine peut contrôler. C’est précisément ce mépris insolent pour l’influence tyrannique de l’impératif féminin qui rend l’Alpha attirant ; il est inconscient ou indifférent aux règles que son conditionnement est censé lui avoir enseigné depuis son plus jeune âge. La tentative même de séduire une femme manifestement « hors de votre ligue » renverse déjà le scénario féminin en plantant une graine de doute (et en stimulant l’imagination) sur votre valeur perçue. Le doute est un outil très puissant. D’ailleurs, le concept même de ligues est fondé sur le doute des hommes concernant leur propre valeur. Utilisez cet outil à votre avantage en méprisant la convention sociale féminine des ligues.