La théorie des assiettes - II - Non-exclusivité
Les femmes préfèrent partager un homme de grande valeur plutôt que de s’encombrer d’un perdant dévoué.
Je viens juste de commencer à appliquer la théorie des assiettes, et je dois dire en toute honnêteté que c’est probablement la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie. La sensation d’avoir des options est addictif ; l’idée même de ne pas aborder une relation dans un état émotionnel de besoin est fantastique. En fait, plus vous avez d’options, plus vous devenez attirant pour les femmes (grâce aux changements inconscients que cela entraîne dans votre comportement), plus les femmes sont attirées par vous, et plus vous avez d’options. Une fois que la machine commence à prendre, il est difficile de s’arrêter.
Récemment, j’ai fait tourner plusieurs assiettes avec un certain succès, mais j’angoisse à l’idée qu’une fille découvre un jour par mégarde l’existence d’une autre. Comment gérer cela sans risquer de perdre une de mes assiettes ? Dois-je même me donner la peine de faire tourner des assiettes qui n’ont pas autant de valeur que d’autres ?
Posséder plusieurs options est le fondement de la confiance, alors essayez de ne pas y penser en termes de risque – comme si vous risquiez à tout moment de perdre une « fille géniale ». La plupart des hommes qui découvrent et mettent en pratique la théorie atteignent inévitablement un point où le jeu de la séduction et la rotation des assiettes leur donnent pour la première fois la sensation d’avoir de véritables options parmi lesquelles choisir, ou sur lesquelles se rabattre si une autre ne fonctionne pas. Les premiers problèmes surviennent lorsqu’à force de faire tourner suffisamment d’assiettes avec succès, ils pensent avoir atteint leur « meilleure » option, et que la mentalité de pénurie ancrée profondément en eux depuis leur enfance revient au galop. Souvent, un gars qui pratique le jeu de séduction et la rotation des assiettes ne fait pas réellement tourner des assiettes ; il utilise cet outil jusqu’à pouvoir saisir la première opportunité de monogamie qu’il convoite sans succès depuis si longtemps, puis abandonne. Il n’intériorise jamais une mentalité d’abondance.
Faire tourner des assiettes ne signifie pas nécessairement que vous avez des relations sexuelles avec toutes vos assiettes. Il s’agit plutôt de répartir ses efforts sur un groupe plus large de candidates. Certaines seront plus réceptives, et celles-ci, vous ferez le nécessaire pour les entretenir et les développer. D’autres ne le seront pas, ou se révéleront moins désirables qu’espéré, et celles-là, vous pourrez choisir de les laisser tomber. Ce n’est pas aussi difficile que cela en a l’air une fois que vous vous êtes réellement résolu à ne pas être exclusif. À un moment donné, certaines femmes parmi celles que vous séduisez tenteront de vous pousser à l’exclusivité, et c’est là que votre résolution sera mise à l’épreuve. Les femmes aiment répéter qu’elles ont un code moral entre elles, vous devez avoir un code moral également. Ne pas emménager avec une femme, ne pas tomber dans une routine avec elle, ne pas communiquer avec elle plus que le strict nécessaire à l’organisation de votre prochain rendez-vous, réserver vos week-ends pour les femmes qui ont déjà prouvé leur intérêt pour vous (c’est-à-dire vous ont offert l’accès à leur intimité), et réserver les mardis ou mercredis pour celles qui ne l’ont pas fait, etc. Cette « micro-gestion » peut sembler fastidieuse, mais une fois que vous commencerez à mettre cela en pratique avec pragmatisme, en accord avec votre rythme de vie, vous constaterez que les décisions concernant la gestion de vos assiettes deviendront automatiques.
Si vous sentez que vous avez quelque chose à perdre avec une fille en particulier, vous ne faites plus tourner des assiettes – vous pensez et abordez à nouveau les relations en termes d’exclusivité. Comme l’a si bien dit Pook : « Les femmes préfèrent partager un homme de grande valeur plutôt que de s’encombrer d’un perdant dévoué. » Beaucoup d’hommes (et la quasi-totalité des femmes) ont un gros problème avec cette vérité, car ils la prennent trop littéralement. Pook n’a jamais suggéré que vous déclariez ouvertement que vous explorez (ou souhaiteriez explorer) d’autres options et que vos conquêtes potentielles doivent se préparer à l’accepter. Toutes les femmes freineront des quatre fers en entendant cela, et à juste titre, car elles ne souhaitent pas être vues comme des « cibles faciles ». Lorsque vous jouez cartes sur table de cette façon, ce n’est pas surprenant que cela soit pris comme une atteinte à leur fierté et à leur estime de soi. En pratique, la non-exclusivité doit être implicite. Elle doit être suggérée, pas déclarée. Ainsi, et seulement ainsi, vous pourrez réellement constater la vérité contenue dans l’observation de Pook – le comportement des femmes le confirmera. L’imagination et l’anxiété engendrée par la compétition, associées à une non-exclusivité implicite, sont les outils d’une rotation réussie des assiettes.
Devenez la denrée rare qu’elle recherche désespérément.
Un homme de grande valeur peut faire tourner énormément d’assiettes, et parfois, ces assiettes soupçonnent (voire savent) qu’il y a d’autres assiettes. Elles toléreront cette situation tant que l’homme en question gardera une valeur suffisamment élevée à leurs yeux, ou que l’hypergamie les pousse dans les bras d’un autre homme de grande valeur. Comme je l’ai dit au début de cet article, certaines assiettes tombent, et sont remplacées par de nouvelles. Vous devez être suffisamment confiant pour être prêt à en laisser tomber certaines. C’est une réalité difficile à accepter pour les anciens « losers » qui découvrent le jeu de la séduction. La privation les a conditionnés à s’accrocher à une « valeur sûre », et cela devient encore plus difficile lorsque l’assiette qu’ils laissent tomber était la première femme avec laquelle ils ont réussi à appliquer leurs techniques nouvellement apprises, ou lorsque cette femme était plus attirante que toutes les filles avec lesquelles ils avaient été auparavant.
Comme je l’ai dit plus tôt, vous n’avez pas besoin d’être activement sexuel avec chacune des assiettes que vous faites tourner (c’est ce qu’on appelait « flirter » fut un temps, avant que la monogamie en série ne devienne la norme). Ce qui importe est de savoir que vous pourriez le devenir, ou au moins, qu’il y a des femmes qui valorisent votre attention. C’est précisément ce qui entraîne l’apparition d’une anxiété compétitive chez les femmes, souvent sans même que vous vous en rendiez compte. Si vous êtes sexuel avec certaines des assiettes que vous faites tourner, tant mieux, car vous savez que ces femmes sont des denrées sûres, et que si l’une d’entre elles ne se comporte pas comme vous le souhaitez, alors d’autres le feront. Vous vous êtes prouvé à vous-mêmes que vous avez la capacité de générer autant d’options que nécessaire.
La monogamie est un sous-produit, pas un objectif en soi.
L’un des plus grands obstacles auxquels les hommes font face lorsqu’ils découvrent la théorie des assiettes est de se défaire de cette mentalité de « relation-long-terme-comme-objectif ». Évidemment, je ne suis pas anti-monogamie, mais la monogamie ne devrait jamais être un objectif en soi, elle devrait être un sous-produit de la théorie des assiettes, et être envisagée uniquement une fois que vous aurez filtré suffisamment d’assiettes pour comprendre l’importance de conserver des options et l’impact sur la confiance en soi et la capacité à garder la main sur ses relations. Si une femme n’est pas prête à être non-exclusive avec vous (« elle me larguera sûrement si je vois d’autres filles »), alors ce n’est pas une assiette que vous devez faire tourner. Cela semble contre-intuitif pour un homme élevé avec une mentalité de « relation-long-terme-comme-objectif », mais le gars qui peut, sans peur et en toute honnêteté, maintenir avec fermeté sa non-exclusivité est celui qui arrivera à faire tourner le plus d’assiettes. La plupart des hommes (les AFC en particulier) ont une peur bleue de perdre LA fille parfaite, au point de ne même pas tenter de faire tourner plus d’une assiette à la fois, et encore moins d’en avoir d’autres avec lesquelles comparer cette fameuse « perfection » en premier lieu. J’ai même vu des PUA faire exactement cela. Ils sont tellement impressionnés par le succès de leurs techniques nouvellement apprises qu’ils se jettent sur la première « fille de leurs rêves » qui croise leur chemin, et déchantent une fois que celle-ci s’aperçoit qu’elle est en réalité sa seule option pour l’intimité. Son scénario se alors retourne contre lui, son attention devient sans valeur pour l’objet de son désir et il se retrouve marginalisé. Ce n’est pas sa technique qui est prise en défaut, mais bien son état d’esprit.
Sachant tout ceci, que faire pour commencer à faire tourner vos assiettes et devenir réellement non-exclusif avec les femmes ? Je suggère initialement de faire exactement ce que la plupart des femmes ont perfectionné pendant la majeure partie de leur vie : restez intentionnellement ambigu. Les femmes pratiquent la théorie des assiettes de façon très spontanée, par défaut ; elles se font désirer, jouent les coquettes, savent être suffisamment ambiguës pour garder leurs options ouvertes, mais pas au point de laisser l’intérêt d’un homme s’éteindre. Elles savent naturellement que nous ne courons qu’après ce qui nous échappe. Elles ne s’engagent jamais pleinement, mais font attention de toujours garder la carotte devant la tête de l’âne.
Les femmes ne communiquent pas de façon ouverte, comme le feraient la plupart des hommes, mais de manière furtive, par des gestes, des regards, des significations détournées – vous devez faire comme elles et communiquer votre intention d’être non-exclusif de manière furtive. N’annoncez jamais ouvertement à une femme que vous avez d’autres assiettes en rotation. Laissez-lui le soin de découvrir cela à travers vos manières, vos comportements, et surtout, votre (in)disponibilité. Créez de la valeur par la rareté, ne soyez pas trop disponible pour elle, mais juste assez pour maintenir son intérêt et lui permettre de penser que, peut-être, vous avez d’autres options. Même lorsque ce n’est pas le cas, exploiter cette anxiété est un outil TRÈS utile pour vous, pendant que vous vous débrouillez pour trouver plus d’assiettes à faire tourner. Même la confiance « latente » qui découle du fait de savoir que vous avez réussi par le passé à générer plus d’options sexuelles pour vous-même se manifestera dans votre personnalité et stimulera cette anxiété compétitive chez les femmes que vous rencontrerez.
Une femme ne se rabattra sur une forme de communication ouverte et directe que si elle atteint le point où elle aura épuisé toutes ses options furtives. C’est le moment où l’anxiété devient insupportable, et le besoin de sécurité la pousse alors à communiquer ouvertement. C’est généralement le stade où elle commencera à vous poser des questions comme « Où cela nous mène-t-il ? », ou encore « Suis-je ta petite amie ? ». Elle pourrait même vous poser un ultimatum. Voyez ces comportements pour ce qu’ils sont : elle se sent impuissante, et tente d’exercer sur vous une pression afin de vous pousser à l’engagement. Vous avez créé pour vous-mêmes beaucoup d’options pour répondre à cette situation, plus que vous n’en auriez jamais eu en vous focalisant sur une femme individuelle. Vous pouvez, bien sûr, prendre la voie de la lâcheté et simplement accepter l’exclusivité avec elle, mais en faisant cela, vous perdez toutes vos autres options, car elle devient instantanément et intentionnellement votre seul moyen d’intimité. Elle devient la courtière de votre sexualité et vous perdez la main dessus, alors qu’auparavant, VOUS étiez en contrôle de votre disponibilité sexuelle.
Vous pourriez aussi continuer de la faire tourner, mais gardez à l’esprit qu’elle a eu recours à la communication ouverte à ce sujet, et ce ne sera donc pas la dernière fois que vous en entendrez parler. Vous pourriez également la laisser purement et simplement tomber. Vous pourriez aussi désirer persévérer dans votre relation avec elle, mais la laisser « refroidir » un peu et revenir vers elle après quelques semaines. Encore une fois, cela semble contre-intuitif, mais cette rétention d’attention augmentera considérablement sa valeur pour elle, ou alors la fera disparaître tout simplement, auquel cas cela n’en valait pas la peine et vous ne disperserez pas votre temps et vos efforts à conquérir une femme avec moins de 100 % d’intérêt pour vous.
La confiance découle des options.
Ne voyez pas la théorie des assiettes comme une technique de filtrage, mais plutôt comme un moyen de renforcer votre confiance en vous. Si vous deviez monter sur le ring face à un boxeur professionnel là maintenant, ce serait probablement du suicide pour vous. Mais entraînez-vous pendant quelques années, enchaînez les rounds contre d’autres adversaires, gagnez quelques combats, et vous serez probablement assez confiant dans vos performances passées pour savoir que vous pouvez à présent lui tenir tête sur le ring. La confiance en soi découle des options non-exclusives que vous tenez dans votre main à un instant T, et de la capacité à avoir généré avec succès ces options par le passé.
Ce n’est pas une question de chiffres, mais de non-exclusivité. L’objectif n’est pas d’accumuler autant de femmes que possible afin de filtrer la plèbe et de trouver la « perle rare ». Cette mentalité est même précisément la clé du désastre. Il n’existe pas de « Femme de Qualité », c’est une idéalisation. Certaines femmes sont meilleures que d’autres, bien sûr, mais vous ne trouvez pas la femme parfaite, vous créez la femme parfaite. Il n’y a pas d’aiguille dans la botte de foin, croire cela témoigne d’une mentalité de pénurie/unicisme. Le but est de vous modeler, vous et toute femme avec laquelle vous envisagez l’exclusivité, afin de faire coller la relation à VOTRE perspective à vous. Ce processus devrait avoir lieu avant de vous engager dans l’exclusivité, pas après. Le monde est rempli d’hommes qui passent leur vie entière à essayer de rattraper leurs erreurs, de reprendre le contrôle du cadre de leur relation et d’être le mâle qu’ils auraient dû incarner bien avant d’entrer dans une relation de long terme. Ils passent la majeure partie de leur LTR/mariage à essayer de prouver qu’ils méritent le respect de leur compagne, alors qu’ils auraient mieux fait de laisser cette conclusion se faire bien avant l’engagement, grâce à une bonne dose d’anxiété compétitive.