La théorie des assiettes - V - Chez les femmes

La théorie des assiettes - V - Chez les femmes
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J’ai reçu de nombreuses réponses à mon dernier article sur la théorie des assiettes, me demandant de rentrer dans le détail sur la façon dont les femmes appliquent spontanément la théorie des assiettes. Il est maintenant temps d’approfondir ce sujet.

La Théorie des assiettes chez la femme

Bien que j’aie souvent mentionné que les femmes pratiquent spontanément la théorie des assiettes dans leur vie amoureuse, je crois n’avoir jamais donné plus de détails à ce sujet. Commençons par dire que je suis en total désaccord avec la croyance répandue selon laquelle les femmes ne couchent qu’avec un seul homme à la fois. Je pourrais citer plusieurs exemples tirés de ma propre expérience, mais en réalité, il suffit d’observer attentivement le comportement des femmes pour tomber d’accord sur cette observation. Cependant, je suis d’accord pour dire qu’elles sont prédisposées (et socialement encouragées) à rechercher la monogamie, mais que, comme souvent avec les femmes, les paroles sont rarement en accord avec les actes. La sexualité, ou l’intimité de façon plus générale, est l’arme la plus puissante dont une femme dispose. Même la femme la plus candide le sait. Même lorsqu’elles se plaignent que d’autres femmes l’utilisent.

L’idée selon laquelle la priorité d’une femme est de rechercher la sécurité est parfaitement vraie, et il est avisé de garder cette vérité à l’esprit lorsque nous cherchons à déterminer les motivations de leur comportement. Cependant, c’est leur méthodologie dont il est question ici. Il demeure une confusion compréhensible pour les hommes à cet égard. D’un côté, les femmes présentent constamment à la société une façade selon laquelle la peur d’être perçues comme des « salopes » (c’est-à-dire des femmes qui couchent avec plus d’un homme à la fois) est fondamentale pour leur respect d’elles-mêmes. D’un autre côté, leur instinct reproducteur les pousse à vouloir expérimenter une variété d’hommes afin de trouver le meilleur d’entre eux, celui qui pourra lui assurer sécurité et provision. Afin de permettre à ces deux facettes de cohabiter, les femmes doivent pratiquer une sorte d’hypocrisie calculée, qui est socialement renforcée par le genre féminin dans son ensemble, ainsi que par certains hommes (généralement, ceux qui ont tellement peu d’options qu’ils sont prêts à excuser ce comportement dans l’espoir d’accéder à un peu d’intimité, ou encore ceux qui sont tellement conditionnés qu’ils le considèrent comme normal).

Il est socialement acceptable pour une femme de faire tourner ouvertement des assiettes.

Vous trouvez cela scandaleux ? Là où une femme qui rend ses pratiques sexuelles un peu trop évidentes risque d’être perçue comme une « salope », la plupart des femmes relativement attirantes maintiennent constamment une réserve de remplaçants prêts à entrer en jeu à tout moment – ceux qu’on pourrait appeler les « Orbiteurs ». Ce sont les fournisseurs d’attention, les gars dans la case « peut-être ». Et peu importe lequel elle choisit à un instant donné, le simple fait de savoir qu’elle en a cinq ou six à sa poursuite est suffisant pour stimuler son sentiment de valeur personnelle, son statut social parmi les autres femmes, et lui donner la confiance de laisser tomber n’importe laquelle de ses assiettes à tout moment pour n’importe quelle raison, sachant que deux ou trois autres hommes (et des dizaines d’autres sur les réseaux et les applis de rencontre) sont prêts à prendre sa place, sans poser de questions.

Cette pratique est socialement renforcée par autres les femmes qui font de même, et par les conventions sociales construites pour excuser ce comportement. C’est la règle tacite du privilège féminin : elle a toujours la possibilité de changer d’avis. C’est un outil puissant pour les femmes – dans toute situation, si une femme choisit de ne pas être sexuelle, c’est nécessairement qu’elle a été forcée (ou obligée), même si la décision est prise après coup. Soit le « connard » l’a forcée, physiquement ou émotionnellement, soit elle pensait qu’elle le désirait, mais a ensuite changé d’avis – peu importe. Dans toutes les situations sociales, le parti pris est de soutenir le féminin, le « sexe faible » – les femmes soutiennent par sympathie ou empathie, et les hommes, par espoir de devenir intimes avec elles.

Dans tous les cas, le privilège féminin est socialement renforcé. D’ailleurs, rien que le fait de soulever le sujet ici, en tant qu’homme, rend immédiatement mes motivations suspectes. C’est dire à quel point cette dynamique est profondément ancrée ! Le simple fait de la remettre en question engendre le risque d’être ostracisé et marginalisé. Cependant, il est important de comprendre que chez la plupart des femmes, cette rotation des assiettes n’est pas un effort conscient de leur part. C’est un mécanisme tellement ancré et reconnu que les femmes y ont recours automatiquement. C’est une bonne illustration du premier principe du pouvoir – lorsque vous avez le pouvoir, feignez toujours l’impuissance.

Règne sans partage

Ainsi, armées de la quasi-certitude que leurs comportements seront pour la plupart excusés, les femmes sont libres de pratiquer la forme féminine de la théorie des assiettes sans aucune entrave sociale. La rotation des assiettes féminine implique bien plus que le sexe. Rappelez-vous que l’attention est la monnaie nationale dans la société féminine. La capacité à attirer l’attention à sa guise détermine l’estime de soi, le statut parmi les pairs, la sélectivité sexuelle, et une multitude d’autres facteurs dans la vie d’une femme. Faire tourner des assiettes devient donc bien plus qu’une simple question de « Quel gars je vais baiser ce soir ». Cette dynamique et tous ces facteurs font des femmes des pratiquantes naturelles de la théorie des assiettes. Même lorsqu’une femme n’a aucune intention de devenir sexuelle avec un homme dans la case « peut-être », son attention a toujours une certaine valeur pour elle. Elle répond à la recherche de sécurité sur le long terme, qui est un sous-programme tournant continuellement dans la partie la plus primitive de son cerveau. C’est la psychologie rudimentaire à l’origine de l’hypergamie.

Maintenant, combinez tout ce qui a été présenté avec la propension naturelle des femmes à utiliser la communication furtive, et il devient naturel pour un homme de supposer qu’une femme ne deviendra sexuelle qu’avec un seul partenaire à la fois. Cette croyance sert le but latent de le maintenir dans une sorte de statu quo. Si un homme suppose qu’une femme ne sera sexuelle qu’à la pré-condition de s’engager d’abord dans une relation avec elle, alors cette femme devient libre de faire tourner des assiettes et de sous-peser les options comme bon lui semble, en suivant son intérêt hypergamique du moment. Si la carotte est assez appétissante, le gars tirera patiemment la charrette jusqu’à ce qu’une autre carotte plus appétissante encore se présente à lui. Dans tous les cas, il est dans le statu quo. Si le gars percevait ces manigances sociales et psychologiques pour ce qu’elles sont, il n’accepterait jamais de tirer jamais la charrette – il est donc préférable pour les femmes que les hommes pensent que l’engagement devrait toujours être un pré-requis à l’intimité, même si leur comportement contredit directement cela.

La guerre des assiettes

Pour terminer, cette dynamique sociale est une arme très efficace que les femmes peuvent utiliser les unes contre les autres. Comme je l’ai dit dans le dernier article sur la théorie des assiettes, l’anxiété compétitive entre les femmes est une dynamique que les hommes peuvent exploiter dans leur propre rotation des assiettes, mais la raison pour laquelle elle est si efficace est que les femmes l’utilisent déjà largement les unes contre les autres. Pour une femme, dire d’une autre qu’elle est une « salope » se traduit par une trahison ouverte de cette convention sociale tacite. Elle dit essentiellement : « La règle est que les femmes exigent un engagement pour le sexe, mais cette femme ne sera jamais digne de l’engagement d’un homme car elle ne joue pas selon les règles que vous, les pigeons, pensez qu’elle suivra ».

Elle est tacitement disqualifiée pour accéder à l’engagement d’un homme et devient de fait, dans l’esprit de la femme accusatrice, une menace réduite dans la compétition féminine. Elle s’est exposée dans le même jeu qu’elles jouent toutes et, par là, perd de l’attention et donc du statut et de l’estime personnelle. Cela peut sembler mesquin pour les hommes, mais c’est vraiment une guerre interne. Pensez au nombre de fois où un groupe de femmes avec qui vous étiez a dénigré une femme exceptionnellement attirante, qu’elles ne connaissaient ni d’Ève ni d’Adam, en se basant uniquement sur son apparence. « Elle doit être une traînée pour s’habiller comme ça. » Ce sont les mêmes femmes qui reprocheront à un homme de baser son estimation d’une femme sur son apparence extérieure. Voilà en quoi consiste l’anxiété compétitive féminine. Faites un test : demandez à une femme de nommer l’actrice la plus attirante qu’elle puisse imaginer. Il y a de fortes chances que sa réponse (que vous, en tant qu’homme, n’auriez jamais pu imaginer) soit une femme qui présente une faible menace pour son anxiété compétitive.

Messieurs, comme j’aime à le répéter, les femmes baisent. Elles ne baiseront peut-être pas avec vous, elles ne baiseront peut-être pas avec moi, mais _e_lles baiseront avec quelqu’un. La fille qui baise le beau gosse sexy dans une champagne party pendant ses vacances de printemps à Biarritz cinq minutes après l’avoir rencontré est la même fille qui veut vous faire croire qu’elle ne baisera qu’avec un seul homme à la fois, et seulement après qu’il se soit engagé. Toutes les femmes sont sexuelles, vous devez juste être le bon gars au bon moment.